Finances publiques : le déficit budgétaire s’établit à 9,6 MMDH à fin janvier 2026
Le pilotage des finances publiques demeure un indicateur clé pour l’écosystème financier marocain. À fin janvier 2026, la situation des charges et ressources du Trésor laisse apparaître un déficit budgétaire de 9,6 milliards de dirhams (MMDH).
Comparé à la même période de l’année précédente, où le déficit s’élevait à 6,9 MMDH, cette hausse marque un début d’exercice sous pression pour les comptes de l’État. Chez RISK NETWORK, nous analysons cet écart de 2,7 MMDH comme un signal à surveiller pour les investisseurs actifs sur le marché obligataire et boursier.
Analyse de la baisse des recettes ordinaires
Le creusement du déficit s’explique principalement par une contraction des recettes ordinaires du Trésor. En recul de 2,7 milliards de dirhams par rapport à janvier 2025, cette diminution impacte directement la capacité d’autofinancement de l’État.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dynamique, notamment le calendrier de recouvrement des recettes fiscales et l’évolution des recettes non fiscales. Pour les acteurs de la Bourse de Casablanca, une baisse des recettes peut induire une vigilance accrue sur la pression fiscale future des sociétés cotées.
Les dépenses publiques restent sous contrôle
Malgré la baisse des recettes, les dépenses globales maintiennent une trajectoire surveillée. Le gouvernement continue de prioriser ses engagements sociaux tout en soutenant l’investissement public, moteur essentiel de la croissance du PIB national.
- Stabilité relative des dépenses de fonctionnement.
- Maintien des investissements stratégiques dans les infrastructures.
- Gestion rigoureuse de la charge de la compensation.
Impact sur les marchés financiers et la Bourse de Casablanca
En tant que cabinet spécialisé en gestion de risques, RISK NETWORK souligne que l’évolution du déficit budgétaire impacte directement les taux d’intérêt. Un besoin de financement accru de l’État peut solliciter davantage le marché intérieur.
Pour les investisseurs, cette situation peut influencer le rendement des bons du Trésor. Un ajustement à la hausse des taux obligataires peut mécaniquement peser sur les valorisations des actions cotées sur l’indice MASI, par un effet d’arbitrage classique entre actifs risqués et actifs sans risque.
Perspectives pour le premier trimestre 2026
Il est prématuré de conclure à une tendance durable sur l’ensemble de l’année. Les mois de février et mars seront déterminants, notamment avec les rentrées fiscales liées à l’impôt sur les sociétés (IS). Les investisseurs et gestionnaires de portefeuilles doivent rester attentifs aux prochaines publications de la TGR (Trésorerie Générale du Royaume).
Chez RISK NETWORK, nous accompagnons nos clients à naviguer dans ces incertitudes macroéconomiques. Qu’il s’agisse de diversifier vos placements en OPCVM ou d’ajuster votre exposition sur les valeurs de croissance à Casablanca, une compréhension fine de la santé budgétaire du pays est indispensable.
AVERTISSEMENT: Ce contenu ne constitue pas un conseil financier. Veuillez effectuer vos propres recherches.
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