46 milliards de dirhams pour l’État, 10 milliards pour les entreprises
C’est le chiffre qui alimente les discussions : 46 milliards de dirhams. Le coût annoncé par le ministre de l’Emploi, Younes Sekkouri, représente l’effort budgétaire de l’État à l’horizon 2026 pour honorer les engagements du dialogue social, notamment les hausses salariales dans la fonction publique et la revalorisation des allocations familiales. À cela s’ajoute une charge estimée à 10 milliards de dirhams pour les entreprises privées, suite à l’augmentation progressive du SMIG. Hicham Zouanat précise que ces montants, bien que conséquents, ne sont pas financés par une loi de Finances rectificative, mais par des recettes fiscales supplémentaires, en particulier la TVA, qui a rapporté 113 milliards de dirhams grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale. En d’autres termes, ce sont le contribuable et le consommateur qui, indirectement, financent ces mesures.
Un dialogue social plus équilibré qu’auparavant
Zouanat rappelle également que les hausses de salaires dans le public doivent se traduire par une amélioration tangible du service rendu aux citoyens et aux entreprises. «Nous attendons une administration plus réactive, moins bureaucratique et mieux digitalisée», insiste-t-il, tout en appelant à conditionner ces augmentations à des objectifs de performance, aujourd’hui absents du cadre actuel.
Le président de la commission sociale de la CGEM met également en garde contre les comparaisons entre les niveaux de salaire dans le public et le privé. «Le privé est en compétition avec le marché international et doit faire face à un secteur informel qui échappe aux règles», rappelle-t-il. Selon lui, toute revalorisation salariale dans le privé doit s’accompagner d’un effort de productivité, faute de quoi elle pèsera sur la compétitivité des entreprises marocaines.
En d’autres termes, alors que le salaire moyen dans la fonction publique dépasse aujourd’hui les 10.000 dirhams, contre un SMIG qui atteindra 3.500 dirhams en 2026 dans le privé, la comparaison peut sembler brutale. Mais Hicham Zouanat tempère : «Le secteur public et le secteur privé n’évoluent pas dans les mêmes réalités. Le privé est soumis à la compétitivité internationale et à la pression du secteur informel.» Et de prévenir : «Toute revalorisation des salaires dans le privé doit aller de pair avec une amélioration de la productivité. Sinon, nous risquons d’affaiblir la compétitivité des entreprises marocaines.»
Code du travail : une réforme attendue mais progressive
La CGEM veut profiter de la dynamique du dialogue social pour relancer la réforme du Code du travail. Mais Hicham Zouanat insiste sur la méthode : «Nous refusons une réforme brutale. Nous plaidons pour une révision par étapes, en ciblant une trentaine d’articles prioritaires.» Parmi les points de blocage figure l’intervention de l’autorité territoriale – le gouverneur – dans les procédures de licenciement économique. «Le gouverneur n’a pas à décider de la survie d’une entreprise. Ce rôle doit revenir aux partenaires sociaux dans le respect du dialogue social», martèle-t-il.
Réforme des retraites : l’urgence d’un consensus
Autre sujet sensible : les retraites. Le patronat prévient que les caisses sont sous pression et qu’il faut agir rapidement. « Chaque mois de retard double le coût de la réforme», alerte Hicham Zouanat. La CGEM défend une réforme en deux temps : d’abord une réforme paramétrique – âge de départ, taux de cotisation, prestations – puis une réforme systémique fondée sur trois étages : répartition collective, contributif collectif et capitalisation individuelle. «Nous devons aussi prendre en compte la pénibilité des métiers. On ne peut pas traiter de la même façon un ouvrier du bâtiment et un cadre administratif», explique-t-il.
Une feuille de route pour l’emploi à crédibiliser
Pour accompagner la flexibilité demandée par le patronat, la CGEM appelle aussi à renforcer les dispositifs de protection sociale, notamment l’indemnité pour perte d’emploi (IPE). «Depuis 2014, seuls les entreprises et les salariés financent ce filet social. Il est temps que l’État prenne sa part, comme c’est le cas dans tous les pays qui protègent les chômeurs», plaide Zouanat. Et de conclure sur une note de responsabilité : «Nous sommes prêts à avancer, mais à condition d’avoir une approche pragmatique et des résultats concrets. Le dialogue social doit être un levier pour améliorer la compétitivité, l’emploi et la paix sociale.» La CGEM attend désormais que les chantiers engagés se traduisent en mesures effectives. Rendez-vous est pris pour 2026. «Nous reviendrons faire le bilan. Ce que nous voulons, c’est avancer ensemble et réussir ce pari collectif», assure-t-il.
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2025-05-11 16:11:00



