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**Banques : le déficit de liquidité atteint 144,13 MMDH**

Bourse de Casablanca : Pourquoi le déficit de liquidité bancaire à 144,13 MMDH doit alerter les investisseurs

Le système financier marocain traverse une zone de turbulences monétaires qui ne laisse pas les observateurs de RISK NETWORK indifférents. Durant la période s’étalant du 22 au 29 janvier 2026, une tension notable s’est manifestée sur le marché monétaire.

Le déficit de liquidité bancaire moyen s’est creusé de 2,75 %, atteignant la barre symbolique des 144,13 milliards de dirhams (MMDH). Pour les investisseurs actifs sur la place casablancaise, ce chiffre n’est pas qu’une statistique technique : il influence directement les conditions de financement et la dynamique des actifs financiers.

Dans cet article, les experts de RISK NETWORK décryptent les causes de ce resserrement et analysent les conséquences potentielles sur votre portefeuille boursier et les taux du marché.


Comprendre le creusement du déficit : Le rôle central de Bank Al-Maghrib

L’aggravation du besoin de liquidité des banques commerciales s’explique principalement par une stratégie de recalibrage des interventions de la banque centrale. Entre le 22 et le 29 janvier, Bank Al-Maghrib (BAM) a réduit ses avances à 7 jours de 5,6 milliards de dirhams.

Cette baisse des injections hebdomadaires intervient dans un contexte où la circulation fiduciaire (le « cash » en dehors du circuit bancaire) reste historiquement élevée, drainant structurellement la liquidité des coffres des banques de la place.

Les piliers de l’intervention de la banque centrale

  • Les avances à 7 jours : principal outil pour réguler le marché monétaire au jour le jour.
  • Les opérations de pension livrée : utilisées pour fournir de la liquidité à plus long terme.
  • Les prêts garantis : destinés à soutenir les TPME et secteurs spécifiques.

Malgré ce déficit record, Bank Al-Maghrib continue de réguler le marché avec précision pour éviter une explosion des taux interbancaires, maintenant ainsi une certaine stabilité nécessaire à la Bourse de Casablanca.


Impact sur le marché obligataire et les taux d’intérêt

Chez RISK NETWORK, nous surveillons de près la corrélation entre la liquidité bancaire et les rendements obligataires. Un déficit qui s’installe durablement au-delà des 140 MMDH exerce une pression haussière naturelle sur les taux d’intérêt.

Si les banques ont moins de ressources disponibles, elles deviennent plus sélectives dans l’achat de Bons du Trésor. Cette baisse de la demande peut entraîner une remontée des taux souverains, impactant directement la valorisation des fonds OPCVM obligataires.

Pour l’investisseur particulier ou institutionnel, cela signifie qu’une vigilance accrue est de mise sur la maturité des titres détenus en portefeuille, afin de limiter l’exposition au risque de taux.


Quelles conséquences pour les actions cotées au MASI ?

Le marché des actions, représenté par l’indice MASI, n’est jamais totalement déconnecté de la sphère monétaire. Plusieurs mécanismes de transmission sont à l’œuvre lorsque la liquidité se raréfie :

1. Le coût du levier pour les investisseurs

Une liquidité tendue peut renchérir le coût du financement pour les investisseurs opérant à crédit. Cela peut freiner les volumes de transactions sur la Bourse de Casablanca et limiter la dynamique haussière de certaines valeurs de croissance.

2. La pression sur les marges bancaires

Les banques cotées (Attijariwafa bank, BCP, Bank of Africa) doivent composer avec un coût de refinancement plus élevé. Cependant, leur capacité à répercuter ces coûts sur les taux de sortie (crédits aux clients) détermine la résilience de leur Produit Net Bancaire (PNB).

3. L’arbitrage des investisseurs institutionnels

Si les taux obligataires remontent suite au stress de liquidité, certains gros investisseurs pourraient délaisser les actions à dividende au profit des obligations, jugées plus sécurisées et redevenues compétitives en termes de rendement.


L’analyse RISK NETWORK : Comment optimiser vos investissements ?

En tant que cabinet indépendant de conseil en investissement, RISK NETWORK recommande une approche prudente mais opportuniste. Le déficit de 144,13 MMDH témoigne d’une économie qui consomme énormément de cash, mais aussi d’une banque centrale qui garde la main sur les leviers monétaires.

Pour optimiser votre gestion de risques dans ce contexte, voici nos trois axes stratégiques :

  1. Diversification actifs/cash : Conservez une poche de liquidité (cash) pour saisir des opportunités en cas de correction technique du marché actions.
  2. Focus sur les valeurs résilientes : Privilégiez les sociétés ayant un faible endettement, car elles sont moins sensibles aux variations des conditions de crédit.
  3. Surveillance de l’inflation : Le déficit de liquidité est souvent lié aux politiques de lutte contre l’inflation. Suivez les prochaines annonces de BAM pour anticiper tout changement de taux directeur.

Le marché financier marocain offre des opportunités réelles pour ceux qui savent lire entre les lignes des bilans bancaires. L’expertise de RISK NETWORK vous accompagne pour transformer ces données complexes en décisions d’investissement éclairées.


AVERTISSEMENT: Ce contenu ne constitue pas un conseil financier. Veuillez effectuer vos propres recherches.

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