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La Bourse de Casablanca flanche : nouvelle baisse du Masi dans un marché à faible liquidité

La Bourse de Casablanca flanche : nouvelle baisse du MASI dans un marché à faible liquidité

Les marchés actions marocains poursuivent leur trajectoire hésitante. Au cours de la dernière séance, la Bourse de Casablanca a une nouvelle fois cédé du terrain, illustrant les défis structurels auxquels sont confrontés les investisseurs. Le MASI, indice phare du marché, a reculé de 0,45 % pour clôturer à 18 439,79 points, portant sa contre-performance depuis le début de l’année à -2,16 %.

Cette correction s’inscrit dans un contexte de faiblesse des volumes qui caractérise le marché casablancais depuis plusieurs mois. Le MASI 20, référence des plus grandes capitalisations, a enregistré une baisse plus marquée de 0,74 %, s’établissant à 1 430,13 points. Pour les gestionnaires de portefeuille et les épargnants, cette configuration pose la question de l’allocation d’actifs dans un environnement incertain.


Analyse des indices : MASI et MASI 20 sous pression continue

La séance récente confirme une tendance baissière qui s’installe durablement. Avec un recul de 0,45 %, le MASI peine à trouver un socle de stabilité au-dessus des 18 500 points. Cette résistance psychologique, une fois franchie à la baisse, pourrait ouvrir la voie à des corrections plus profondes si les volumes ne reprennent pas.

Le MASI 20, véritable baromètre des valeurs traditionnelles du marché, affiche une sensibilité encore plus prononcée avec un repli de 0,74 %. Cette divergence entre les deux indices suggère que les grandes capitalisations – notamment les banques et les télécoms – subissent des pressions vendeuses plus intenses que le reste du marché.

Depuis le début de l’exercice, la performance négative de -2,16 % place la place casablancaise parmi les marchés émergents les moins performants de la zone MENA. Cette sous-performance relative interpelle sur la capacité du marché à attirer les flux étrangers dans un contexte de hausse des taux d’intérêt internationaux.

Le problème structurel de la liquidité boursière

Au-delà des variations indicielles, c’est la faiblesse des volumes de transaction qui inquiète les professionnels. La liquidité constitue le sang des marchés financiers, et son absence chronique à la Bourse de Casablanca crée des distorsions de prix et amplifie la volatilité.

Les carnets d’ordres peu fournis entraînent des mouvements de cours disproportionnés par rapport aux volumes échangés. Pour les investisseurs institutionnels, cette situation complique l’exécution des ordres sans impact significatif sur les cours. Pour les particuliers, elle augmente le risque de slippage et réduit l’attractivité des arbitrages fréquents.

  • Faible participation étrangère : Les investisseurs internationaux demeurent en retrait, freinés par la convertibilité limitée du dirham et la taille réduite du marché.
  • Concentration sectorielle : La dominance des secteurs bancaire et immobilier limite la diversification naturelle.
  • Alternative des OPCVM : Beaucoup d’épargnants préfèrent les fonds de placement aux actions directes.

L’impact sur la stratégie d’investissement

Dans ce contexte, l’approche buy-and-hold (acheter et conserver) s’impose comme la plus rationnelle. Tenter de réaliser des profits rapides sur des titres illiquides expose à des coûts de transaction élevés et à des difficultés de sortie. Chez RISK NETWORK, nous recommandons une sélection rigoureuse des valeurs en fonction de leur flottant et de leur profil de liquidité historique.


Contexte macroéconomique et influences externes

La Bourse de Casablanca ne fonctionne pas en vase clos. Les tensions sur les marchés obligataires internationaux, la fermeté du dollar américain et l’évolution des cours des matières premières – notamment le phosphate et l’énergie – influencent directement les anticipations des investisseurs.

Au niveau domestique, les résultats semestriels des émetteurs cotés commencent à révéler des tendances contrastées. Si le secteur bancaire affiche une résilience certaine face à la hausse des taux, les compagnies d’assurance et les immobilières peinent à convaincre sur leurs perspectives de croissance. Les incertitudes liées aux réformes fiscales anticipées et au contexte social ajoutent une prime de risque aux valorisations.

Par ailleurs, le différentiel de taux entre le Maroc et les zones dollar et euro continue d’influencer les flux de capitaux. La tendance haussière des taux directeurs de Bank Al-Maghrib, bien que maîtrisée, pèse sur les valorisations par actualisation des flux futurs, particulièrement dans les secteurs à forte intensité capitalistique.

Opportunités et gestion de risques : le conseil de RISK NETWORK

Face à cette configuration de marché, la panique ne constitue pas une stratégie. Au contraire, les phases de faible liquidité et de baisse généralisée créent souvent des opportunités d’entrée sur des fondamentaux solides à des valorisations attractives. Notre rôle en tant que cabinet de conseil en investissement financier et gestion de risques consiste à identifier ces fenêtres de tir tout en protégeant le capital de nos clients.

Nous recommandons actuellement une approche modulaire :

  1. Diversification sectorielle : Ne pas sur-exposer les portefeuilles aux secteurs cycliques traditionnels (bâtiment, distribution) au profit des exportatrices et des entreprises à modèle économique défensif.
  2. Allocation obligations/actions : Maintenir une part significative en obligations souveraines et corporate pour amortir la volatilité equity.
  3. Surveillance des IPO : Anticiper les introductions en bourse à venir qui pourraient dynamiser le marché primaire et offrir des valorisations intéressantes en phase d’introduction.
  4. Gestion active du risque de change : Pour les investisseurs exposés aux devises, couvrir les positions face à la volatilité du dirham.

La gestion de portefeuille dans un marché à faible liquidité exige une discipline de fer. Il convient d’éviter les titres de seconde zone dont le flottant est insignifiant et de privilégier les valeurs référentes disposant d’un marché secondaire actif.

Perspectives : vers un redressement ou une consolidation prolongée ?

Les semaines à venir s’annoncent déterminantes pour la Bourse de Casablanca. La publication des résultats annuels et l’assemblée générale des actionnaires des grands émetteurs offriront des éclairages sur les politiques de dividendes et les stratégies 2025. Une distribution généreuse pourrait relancer l’intérêt des investisseurs à la recherche de rendement.

Par ailleurs, l’évolution du contexte géopolitique régional et la performance des marchés de capitaux internationaux influenceront les flux entrants. Si la tendance baissière du MASI se poursuit au-delà des 18 000 points, nous pourrions assister à un test des supports majeurs historiques autour de 17 800 points.

Pour les investisseurs patients et bien conseillés, ces niveaux pourraient représenter des zones d’accumulation stratégique. L’essentiel demeure de construire des portefeuilles résilients, capables de résister aux turbulences de court terme tout en captant la croissance structurelle de l’économie marocaine.


AVERTISSEMENT: Ce contenu ne constitue pas un conseil financier. Veuillez effectuer vos propres recherches.

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