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« Recettes records, déficit persistant : le paradoxe budgétaire de 2025 »

Recettes records, déficit persistant : le paradoxe budgétaire de 2025 et ses enjeux pour l’investisseur

L’économie marocaine traverse une phase de transition singulière. Alors que les chiffres officiels de l’exercice budgétaire 2025 révèlent une performance fiscale sans précédent, une question demeure sur toutes les lèvres des analystes de RISK NETWORK : comment expliquer qu’avec des recettes historiques, le budget de l’État affiche encore un besoin de financement significatif ?

Pour les investisseurs actifs sur la Bourse de Casablanca ou sur le marché obligataire, la lecture de ces indicateurs est cruciale. Ce paradoxe budgétaire n’est pas qu’une statistique comptable ; il définit la trajectoire des taux d’intérêt, l’inflation et, par extension, la valorisation des actifs financiers au Maroc.


Une mobilisation fiscale exceptionnelle : 116 % des objectifs atteints

Le premier constat est saisissant : les recettes s’élèvent à 763,8 milliards de dirhams. Ce chiffre représente un taux de réalisation de 116,1 % par rapport aux prévisions initiales. Cette performance repose sur plusieurs piliers que nos experts chez RISK NETWORK ont analysés de près.

L’efficacité de la collecte de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR), couplée à une digitalisation accrue de l’administration fiscale, a permis de capter une base imposable plus large. Pour le marché des actions, cela témoigne d’une certaine résilience des entreprises cotées au MASI, qui continuent de générer des bénéfices malgré un contexte international complexe.

Le retour au solde ordinaire positif

Grâce à cet afflux de liquidités, le Maroc parvient à dégager un excédent sur son solde ordinaire. Cela signifie que les recettes courantes de l’État suffisent désormais à couvrir ses dépenses de fonctionnement (salaires des fonctionnaires, matériel, charges courantes). C’est un signal fort de maturité budgétaire qui rassure les agences de notation internationales.


Pourquoi le déficit persiste-t-il malgré ces records ?

Si les recettes sont au rendez-vous, le besoin de financement global reste une réalité. Le paradoxe s’explique principalement par l’ambitieuse politique d’investissement public du Royaume. Le Maroc a fait le choix de la croissance par l’investissement massif dans les infrastructures et les secteurs stratégiques.

  • Le financement de la protection sociale : La généralisation de la couverture médicale et des aides directes pèse sur les dépenses de transfert.
  • La préparation de la Coupe du Monde 2030 : Les chantiers d’envergure nationale (stades, transports, ports) nécessitent des engagements de trésorerie immédiats.
  • Le service de la dette : Bien que maîtrisé, le remboursement du principal et des intérêts de la dette publique consomme une part non négligeable des recettes.

Chez RISK NETWORK, nous surveillons particulièrement l’impact de ce déficit sur le marché des Bons du Trésor. Un besoin de financement persistant signifie que l’État continuera de solliciter le marché intérieur, ce qui influence directement la courbe des taux et le rendement des fonds obligataires.


Impact sur la Bourse de Casablanca et les marchés financiers

Ce paradoxe budgétaire crée un environnement de marché spécifique. En tant que cabinet de conseil en investissement, nous identifions plusieurs répercussions pour votre portefeuille :

1. Une pression modérée sur les taux d’intérêt

La solidité des recettes permet à l’État de limiter ses sorties sur le marché financier national par rapport à un scénario de crise. Cela évite un effet d’éviction trop marqué, laissant de la place au secteur privé pour se financer à des taux compétitifs. C’est un point positif pour les entreprises industrielles cotées à la Bourse de Casablanca.

2. La confiance des investisseurs étrangers

Le dépassement des objectifs de recettes renforce la crédibilité du Maroc auprès des investisseurs internationaux. Cela soutient la valeur de la monnaie nationale et favorise les flux de capitaux étrangers vers les actifs marocains, notamment les OPCVM et les actions de grande capitalisation.

3. Une vigilance sur la fiscalité future

L’investisseur avisé doit rester prudent. Si l’État parvient à lever autant de recettes, c’est aussi le signe d’une pression fiscale qui pourrait redevenir un sujet de débat pour les entreprises dans les prochaines lois de finances. La gestion des risques chez RISK NETWORK consiste précisément à anticiper ces changements de politique fiscale.


Comment orienter ses investissements en 2025 ?

Face à ce tableau économique contrasté, l’approche de RISK NETWORK repose sur l’équilibre et la diversification. Le dynamisme budgétaire favorise certains secteurs plus que d’autres.

Le secteur bancaire reste un pilier central, bénéficiant à la fois de la gestion de la dette publique et de l’accompagne de l’investissement privé. Par ailleurs, les valeurs liées aux infrastructures et aux services collectifs devraient profiter de la continuité des dépenses d’investissement de l’État programmées pour 2025.

Pour le particulier comme pour l’institutionnel, il est primordial de ne pas se laisser aveugler par le chiffre de 763 milliards de dirhams. La « qualité » du déficit est ce qui compte le plus : s’il finance des projets productifs à long terme, il est créateur de valeur pour les marchés financiers de demain.

Notre équipe d’analystes continue de décrypter chaque mouvement de la Loi de Finances pour transformer ces données macroéconomiques en opportunités concrètes sur le MASI et au-delà.


AVERTISSEMENT: Ce contenu ne constitue pas un conseil financier. Veuillez effectuer vos propres recherches.

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