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Consulat US à Dakhla : l’Ambassadeur américain à la manœuvre

Consulat US à Dakhla : l’Ambassadeur américain à la manœuvre

Consulat US à Dakhla : l’Ambassadeur américain à la manœuvre

A Washington comme dans les représentations diplomatiques américaines au Maroc, on estime que la concrétisation de l’ouverture du consulat à Dakhla n’est qu’une question de temps. Adoubé par une grande partie des soutiens trumpistes qui considèrent la cause du Sahara Marocain comme étant essentielle pour les intérêts vitaux des États-Unis, le dossier bénéficie aussi de l’entregent de l’Ambassadeur des États Unis à Rabat qui a toujours été en pointe à ce sujet. 

Tout vient à point à qui sait attendre. Quelques temps après le déplacement à Dakhla de diplomates américains affectés au consulat de Casablanca et à l’ambassade à Rabat, un dossier complet a été bouclé pour être soumis à Washington sur les besoins en hommes et en financements, pour la mise en place du consulat américain dans la perle océane du Sahara. La mission, qui a pris le temps d’évaluer la situation sur le terrain avec, à la clé,  plusieurs rencontres avec les responsables de la région, dont le Wali de la région Dakhla-Oued Eddahab, Ali Khalil, le Président du Conseil régional, Yanja el-Khattat, ainsi qu’Ahmed Kathir, Directeur général par intérim du Centre régional d’investissement (CRI), a permis aux diplomates de lister les terrains potentiels pour l’implantation du bâtiment diplomatique et d’identifier les besoins logistiques, humains et financiers qui permettront à l’administration américaine de donner son feu vert à l’ouverture effective. 

Le dossier devra ensuite être entériné par le Congrès américain, pour autorisation et approbation du budget nécessaire avant d’être retourné aux autorités marocaines pour validation des profils et du projet proposé par Washington. Une fois validé par le royaume, le dossier sera confié au Bureau of Overseas Buildings Operations (OBO), chargé de superviser les travaux de construction des infrastructures diplomatiques. Une fois le consulat achevé, l’administration américaine nommera le diplomate qui sera déployé à Dakhla.  

L’ouverture de la représentation diplomatique au Sahara Marocain est d’autant plus imminente, que le feu vert a été donné par la National Security Agency (NSA) qui a mené une batterie d’enquêtes sur le terrain pour évaluer les risques pour la sécurité des personnels diplomatiques et des opérateurs économiques américains avant d’entériner en juillet 2025, l’autorisation aux entreprises américaines à investir au Sahara, ouvrant ainsi la voie aux investissements américains dans la région, estimés à 5 Milliards de dollars dans le cadre des projets de la US International Development Finance Corp (DFC).

Selon nos informations, l’ouverture d’un consulat, comme annoncé le 17 octobre par Massad Boulos, Conseiller spécial pour l’Afrique du Président américain, Donald Trump, figure dans les priorités de l’Ambassadeur américain à Rabat.

Dès sa prise de fonction à Rabat,  Richard Duke Buchan qui s’est attelé à préparer l’ouverture du fameux consulat américain à Dakhla, a clairement exprimé la volonté de son pays de soutenir l’option Marocaine. Le diplomate en chef a d’ailleurs pris soin de prendre part, en octobre, à toutes les réunions menées par Michael Waltz, l’Ambassadeur américain auprès des Nations unies, qui défendait clairement les intérêts du Maroc. Le jour du vote sur la prolongation de la mission de la Minurso, le 31 octobre,  a été immortalisé par les caméras de télévision debout derrière Michael Waltz au moment même de l’adoption de la résolution.

A la veille de son investiture, devant les membres de la Chambre haute du Congrès américain, le désormais Ambassadeur des États-Unis au Maroc s’était engagé à appuyer la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara par les Etats-Unis, d’appuyer la proposition d’autonomie qualifiée « de sérieuse, crédible et réaliste comme seule base pour une solution juste et paisible à ce conflit et de renforcer les liens économiques avec le Royaume, qualifiant ce dernier au passage de « partenaire économique modèle ».

Donc, s’il y a quelque retard dans la concrétisation de l’ouverture du consulat, cela relève beaucoup plus d’une question d’agendas que d’une volonté politique.

2025-12-08 15:00:00

www.challenge.ma

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